Témoignages

De vraies histoires inspirantes par des anciens de la vigile

Vous avez une histoire à partager?

Elle peut résonner plus que vous ne l’imaginez.

Votre parcours peut faire une réelle différence. Si vous avez traversé une période difficile avec l’aide de La Vigile et que vous vous sentez prêt à en parler, nous vous invitons à témoigner. Vos mots pourraient offrir espoir, courage et repères à ceux et celles qui cherchent encore leur chemin. Chaque témoignage est une lumière de plus sur la route d’un collègue.

De l’espoir

Par Anonyme

Métier anonyme

Il y a 3 ans maintenant je sombrais dans une souffrante dépressive, moi, qui ai toujours été convaincu que la dépression n’existait pas; « Ce sont des gens faibles, incapables de passer au travers des épreuves… », « C’est ça, prenez-en des vacances pendant que je travaille moi… »  Un jour, mon monde s’est écroulé : « ça existe et ça fait mal, très mal, et ça m’arrive à moi… » Je vacille entre le déni, la honte, la douleur et le besoin d’aide.

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La vie me donne une deuxième chance

Par Anonyme

Agente des services correctionnels

En 1998, l’abus d’alcool et de stupéfiants m’a conduit à ma première thérapie. Âgée d’à peine vingt ans, j’ai mordu dans la vie à pleines dents. J’ai terminé mes études et j’ai fondé une famille avec un homme généreux et responsable.

En 2004, j’ai sombré dans une dépression post-partum sévère où j’ai dû être hospitalisée. Je n’ai jamais accepté le diagnostic de trouble bipolaire ni les médicaments qu’on m’infligeait, bien qu’ils m’aient certainement aidé à remonter la pente.

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Un milieu sans jugement

Par Anonyme

Paramédic

Ce qui m’a amené à La Maison Vigile c’est une accumulation de problèmes de toutes sortes : tels que l’alcool, le jeu, les problèmes familiaux, l’insomnie +++ (avant d’être admis, je dormais à peine 1 à 3 heures par nuit). La Maison La Vigile a su me réorienter vers la « bonne voie ». L’accueil « WOW », ils ont un personnel courtois qui est à notre écoute. Dès mon premier appel pour faire ma demande d’entrée, ils sont déjà à l’écoute de nos besoins. Malgré le stress de la première journée, de l’inconnu qui m’y attendait, l’adaptation s’est bien fait grâce au personnel.

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Reprendre son souffle

Par Anonyme

Policier

La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.

J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.

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Retrouver l’équilibre

Par Anonyme

Policière

En 2010, j’intègre les rangs de la Sûreté du Québec comme policière. Le poste qui s’offre à moi se situe à près de 5h de route de chez moi, dans une toute autre réalité que la vie que je connais. Loin de la ville et loin de mon entourage. Du haut de mes 21 ans, de ma naïveté et de ma fougue de jeunesse, j’accepte ce poste sans me poser de questions.

Rapidement, je fais face à plusieurs événements majeurs de façon presque hebdomadaire. Mais pour moi, c’est « normal », c’est ça la police. Et j’aime ça.

Je mets chacun de ces événements dans un tiroir que je referme. J’arrive à en faire abstraction. Je construis mon bonheur et je me fais un bon réseau dans ma nouvelle ville d’adoption.

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Le lâcher prise et la résilience

Par Anonyme

Agent correctionnel

Je suis Kevin j’ai 37 ans, j’ai passé à La Vigile en aout 2020 pour rupture amoureuse douloureuse et un TSPT en lien avec le travail. Ses situations se sont passées tous dans la même semaine, assez traumatisantes en plus d’avoir de travers dans la gorge la covid.

J’ai été 14 ans agent correctionnel au MSP, j’ai aimé beaucoup mon métier. Pour diverses raisons j’ai pu travailler dans trois centres correctionnels : Abitibi et milieu autochtone, Trois-Rivières et Sherbrooke, trois réalités différentes malgré le côté toxique du travail … j’aimais ça.

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La réunion des Anciens c’est précieux

Par Anonyme

Métier anonyme

J’ai été confronté durant ma carrière d’agent correctionnel et de policier à toutes sortes de situations allant de situations traumatisantes à sauver des vies.

Tous ces événements se sont imprégnés dans mon cerveau mais aussi dans mon corps et dans mes relations personnelles avec les autres. Tout au long de ma carrière, je n’avais pas le temps de m’y arrêter. Il fallait que je continue, que je travaille, je devais faire vivre ma famille.

Tous ces événements sont remontés à la surface au moment de la retraite. J’étais rendu à être agressif verbalement même avec les personnes que j’aimais le plus. Quand je rencontrais une personne, il fallait qu’elle me prouve qu’elle était une bonne personne avant que je l’accepte dans mon environnement.

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Le plus beau cadeau de ma vie

Par Anonyme

Paramédic

Aujourd’hui je termine ma thérapie fermée de 30 jours à la Vigile (8 décembre 2021) Depuis 15 mois je vivais un enfer, j’avais un pied dans le passé, un pied dans le futur et ‘’je chiais sur mon présent’’, m’amenant dans les idées les plus sombres, allant même jusqu’à une sérieuse tentative de suicide le 16 septembre 2021.

J’ai fait bcp d’erreurs dans les derniers mois, des erreurs qui sont devenues des apprentissages, des apprentissages qui sont devenus de la connaissance de soi, de la connaissance de soi qui est devenue de l’amour de soi, de l’amour de soi qui est devenu de l’estime de soi, de l’estime de soi qui est devenu de la confiance en moi.

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L’humain derrière l’uniforme

Par Anonyme

Policière Sureté du Québec

La vie avance et je n’ai pas le temps d’arrêter. Je carbure à l’adrénaline et tourne à 200 kilomètres à l’heure. D’ailleurs, ce sera à cette vitesse que je frapperai LE MUR et ce fut presque fatal. La vie s’est chargée de me casser, non pas un, mais les deux genoux. Casser mon cœur et ma raison. Mon fameux tiroir a débordé, même renversé.

Sans aucune parole, j’ai quitté mon domicile. C’est avec mon désarroi, ma torpeur, ma tristesse, que je me rendis à ce que j’appellerai ma résidence secondaire : La Vigile. Une maison d’accueil pour intervenants en situation d’urgence.

La vigile aura été mon sauveur.

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La Vigile: une aide précieuse

Par Anonyme

Métier Anonyme

J’ai senti que quelque chose chez-moi n’allait pas. Depuis des mois, impossible de fermer l’œil. Insomnie. La tristesse s’installait, insidieusement. Une tristesse sans larmes. Comme un nuage noir qui planait au dessus de ma tête. Le sens du devoir et la loyauté envers nos collègues nous poussent à continuer. « Ça va passer ». Ensuite, ce fut la rupture. Mon corps et mon esprit m’ont lâché. Jamais je n’aurais pensé qu’il y aurait une partie de moi qui voudrait mourir. J’avais perdu tous mes repères. Perdu espoir.

La Vigile pour moi fut un oasis de paix. Un phare dans la tourmente. On m’y a invité à “faire les choses autrement“. J’y ai vécus de phénoménales prises de conscience. Dans un monde où il est facile de se perdre, La Vigile est là, disponible, accueillante. Si tu te reconnais dans le premier paragraphe de mon témoignage, n’hésite surtout pas. Écoute la partie de toi qui veut vivre et appelle…

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