Lâcher prise …

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

Au cours de ma vie, j’en ai passé du temps à m’accrocher aux événements du passé : mon enfance, mon adolescence, les comportements de mes parents, mes anciennes relations, la police.

Quand ce n’est pas le passé, c’est le futur : l’histoire inventée par mon cerveau qui n’existe pas et qui est complètement hors de mon contrôle.

Le nombre d’heures incalculable que j’ai accordées à penser à l’opinion des autres à mon égard, à mon image, à ma réputation, à m’imaginer tout ce qu’on pourrait dire dans mon dos.

Je suis arrivé à un point où j’en ai eu assez. J’en ai eu assez de me promener entre les culpabilités de mon passé et l’anxiété de mon futur au détriment de la vérité la plus tangible qui soit — le seul et unique moment présent. Voilà où j’ai du contrôle. Voilà où je peux réellement faire avancer les choses et où je peux réellement être heureux.

Continuer de m’accrocher à tout ça ne ferait que m’empêcher d’avancer, me forcerait à m’isoler et à rester dans l’ombre par peur de déplaire, par peur d’être moi.

Aujourd’hui, je le comprends. Je comprends tout le mal que ça m’a causé, et du mal, je n’en veux plus. Je veux tourner la page, profiter du moment présent et poser des gestes concrets qui contribueront au développement positif de mon futur.

Aller à la Vigile, c’est de s’ouvrir les yeux sur de grandes réalisations, c’est d’apprendre à être en paix et à accepter son passé, c’est de sortir toutes les émotions qui ont pu s’accumuler et se refouler à l’intérieur de soi depuis tant d’années.

Aller à la Vigile, c’est d’apprendre à entamer un processus de guérison, c’est d’apprendre à se choisir, c’est d’apprendre à lâcher prise.

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Par Anonyme

Policier

Retrouver l’équilibre

Par Anonyme

Policière

En 2010, j’intègre les rangs de la Sûreté du Québec comme policière. Le poste qui s’offre à moi se situe à près de 5h de route de chez moi, dans une toute autre réalité que la vie que je connais. Loin de la ville et loin de mon entourage. Du haut de mes 21 ans, de ma naïveté et de ma fougue de jeunesse, j’accepte ce poste sans me poser de questions.

Rapidement, je fais face à plusieurs événements majeurs de façon presque hebdomadaire. Mais pour moi, c’est « normal », c’est ça la police. Et j’aime ça.

Je mets chacun de ces événements dans un tiroir que je referme. J’arrive à en faire abstraction. Je construis mon bonheur et je me fais un bon réseau dans ma nouvelle ville d’adoption.

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Le moment présent

Par Anonyme

Agente de services correctionnels

Ce fut pour moi une renaissance, un ressourcement. N’ayant pas la crainte d’être confronté à des ex-détenus, je m’ouvre aux intervenants. Ils m’écoutent, me comprennent, ils sont disponibles, je perçois leur confiance, et surtout ils respectent mes besoins malgré que je sois dans un milieu fermé.

Les résidents comprennent mes valeurs, mes stress quotidiens causés par mon milieu de travail. J’ai énormément de gratitude envers les soins que La Vigile m’a apportés.

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L’humain derrière l’uniforme

Par Anonyme

Policière Sureté du Québec

La vie avance et je n’ai pas le temps d’arrêter. Je carbure à l’adrénaline et tourne à 200 kilomètres à l’heure. D’ailleurs, ce sera à cette vitesse que je frapperai LE MUR et ce fut presque fatal. La vie s’est chargée de me casser, non pas un, mais les deux genoux. Casser mon cœur et ma raison. Mon fameux tiroir a débordé, même renversé.

Sans aucune parole, j’ai quitté mon domicile. C’est avec mon désarroi, ma torpeur, ma tristesse, que je me rendis à ce que j’appellerai ma résidence secondaire : La Vigile. Une maison d’accueil pour intervenants en situation d’urgence.

La vigile aura été mon sauveur.

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Un milieu sans jugement

Par Anonyme

Paramédic

Ce qui m’a amené à La Maison Vigile c’est une accumulation de problèmes de toutes sortes : tels que l’alcool, le jeu, les problèmes familiaux, l’insomnie +++ (avant d’être admis, je dormais à peine 1 à 3 heures par nuit). La Maison La Vigile a su me réorienter vers la « bonne voie ». L’accueil « WOW », ils ont un personnel courtois qui est à notre écoute. Dès mon premier appel pour faire ma demande d’entrée, ils sont déjà à l’écoute de nos besoins. Malgré le stress de la première journée, de l’inconnu qui m’y attendait, l’adaptation s’est bien fait grâce au personnel.

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Le lâcher prise et la résilience

Par Anonyme

Agent correctionnel

Je suis Kevin j’ai 37 ans, j’ai passé à La Vigile en aout 2020 pour rupture amoureuse douloureuse et un TSPT en lien avec le travail. Ses situations se sont passées tous dans la même semaine, assez traumatisantes en plus d’avoir de travers dans la gorge la covid.

J’ai été 14 ans agent correctionnel au MSP, j’ai aimé beaucoup mon métier. Pour diverses raisons j’ai pu travailler dans trois centres correctionnels : Abitibi et milieu autochtone, Trois-Rivières et Sherbrooke, trois réalités différentes malgré le côté toxique du travail … j’aimais ça.

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