Lâcher prise …

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

Au cours de ma vie, j’en ai passé du temps à m’accrocher aux événements du passé : mon enfance, mon adolescence, les comportements de mes parents, mes anciennes relations, la police.

Quand ce n’est pas le passé, c’est le futur : l’histoire inventée par mon cerveau qui n’existe pas et qui est complètement hors de mon contrôle.

Le nombre d’heures incalculable que j’ai accordées à penser à l’opinion des autres à mon égard, à mon image, à ma réputation, à m’imaginer tout ce qu’on pourrait dire dans mon dos.

Je suis arrivé à un point où j’en ai eu assez. J’en ai eu assez de me promener entre les culpabilités de mon passé et l’anxiété de mon futur au détriment de la vérité la plus tangible qui soit — le seul et unique moment présent. Voilà où j’ai du contrôle. Voilà où je peux réellement faire avancer les choses et où je peux réellement être heureux.

Continuer de m’accrocher à tout ça ne ferait que m’empêcher d’avancer, me forcerait à m’isoler et à rester dans l’ombre par peur de déplaire, par peur d’être moi.

Aujourd’hui, je le comprends. Je comprends tout le mal que ça m’a causé, et du mal, je n’en veux plus. Je veux tourner la page, profiter du moment présent et poser des gestes concrets qui contribueront au développement positif de mon futur.

Aller à la Vigile, c’est de s’ouvrir les yeux sur de grandes réalisations, c’est d’apprendre à être en paix et à accepter son passé, c’est de sortir toutes les émotions qui ont pu s’accumuler et se refouler à l’intérieur de soi depuis tant d’années.

Aller à la Vigile, c’est d’apprendre à entamer un processus de guérison, c’est d’apprendre à se choisir, c’est d’apprendre à lâcher prise.

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Par Anonyme

Policier

Retraité Policier SQ

Par Anonyme

Sureté du Québec

Jamais ou rarement, nous étions accompagnés sur le plan émotionnel lors d’épreuve. La honte, le jugement, la peur d’être victime de harcèlement des pairs pesaient si lourd.

Un jour, je me suis pris en main et j’ai demandé de l’aide à La Maison La Vigile. On m’a accueilli les bras ouverts, sans jugement et surtout dans l’acceptation et dans l’écoute. J’ai vécu un séjour de 30 jours qui m’a permis de retrouver l’être de bonté que j’étais.

La vigile a été pour moi un bateau de sauvetage qui a fait une différence capitale dans mon état d’être. J’ai retrouvé mon sourire et mon espoir en la vie.

Merci à la maison la vigile

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Le moment présent

Par Anonyme

Agente de services correctionnels

Ce fut pour moi une renaissance, un ressourcement. N’ayant pas la crainte d’être confronté à des ex-détenus, je m’ouvre aux intervenants. Ils m’écoutent, me comprennent, ils sont disponibles, je perçois leur confiance, et surtout ils respectent mes besoins malgré que je sois dans un milieu fermé.

Les résidents comprennent mes valeurs, mes stress quotidiens causés par mon milieu de travail. J’ai énormément de gratitude envers les soins que La Vigile m’a apportés.

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Derrière l’armure: Quand lever la main devient notre plus grande force

Par Éric Séguin

Policier

Alors que notre grande famille policière panse encore ses plaies après le drame récent, et que je sais à quel
point nos armures sont particulièrement lourdes à porter ces jours-ci, je ressens le besoin de vous écrire.
Aujourd’hui, jour pour jour, cela fait un an que j’ai franchi la porte de La Vigile à Québec pour une thérapie
de répit de 30 jours.

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Reprendre son souffle

Par Anonyme

Policier

La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.

J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.

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L’humain derrière l’uniforme

Par Anonyme

Policière Sureté du Québec

La vie avance et je n’ai pas le temps d’arrêter. Je carbure à l’adrénaline et tourne à 200 kilomètres à l’heure. D’ailleurs, ce sera à cette vitesse que je frapperai LE MUR et ce fut presque fatal. La vie s’est chargée de me casser, non pas un, mais les deux genoux. Casser mon cœur et ma raison. Mon fameux tiroir a débordé, même renversé.

Sans aucune parole, j’ai quitté mon domicile. C’est avec mon désarroi, ma torpeur, ma tristesse, que je me rendis à ce que j’appellerai ma résidence secondaire : La Vigile. Une maison d’accueil pour intervenants en situation d’urgence.

La vigile aura été mon sauveur.

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