Retraité Policier SQ

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

Après avoir complété plus de 25 ans au sein des forces policières, j’ai réalisé que j’avais besoin d’accompagnement afin de surmonter certaines souffrances auxquelles je n’avais aucune explication. En plus, j’ai réalisé que j’avais développé une dépendance à l’alcool pour anesthésier inconsciemment cette douleur du quotidien d’avoir été confronté à toutes formes de violence telle la mort, les accidents graves, les séparations d’enfants, la violence conjugale, la pauvreté, l’injustice, etc.

Au sein des forces policières, on avait bien entendu parler des débriefings, mais ceux-ci étaient opérationnels, jamais ou rarement, nous étions accompagnés sur le plan émotionnel lors d’épreuve. La honte, le jugement, la peur d’être victime de harcèlement des pairs pesaient si lourd.

Un jour, je me suis pris en main et j’ai demandé de l’aide à La Maison La Vigile. On m’a accueilli les bras ouverts, sans jugement et surtout dans l’acceptation et dans l’écoute.

J’ai vécu un séjour de 30 jours qui m’a permis de retrouver l’être de bonté que j’étais. Les ateliers de groupes et mes rencontres avec des thérapeutes spécialisés m’ont permis de pouvoir retirer mon armure de protection qui m’avais permis de survivre jusqu’à ce moment et je précise bien survivre de l’ensemble de mon quotidien comme policier au fil de toutes ces années.

Être accompagné, compris et surtout savoir que je ne suis pas seul à avoir vécu en uniforme à vouloir sauver des gens y était beaucoup dans mon rétablissement.

Je viens de prendre ma retraite et j’ai le goût de remettre au suivant et de venir en aide aux gens du milieu, espérant faire une petite différence dans leur vie. La Vigile a été pour moi un bateau de sauvetage qui a fait une différence capitale dans mon état d’être. J’ai retrouvé mon sourire et mon espoir en la vie.

Merci à la maison La Vigile

Par Anonyme

Sureté du Québec

Un milieu sans jugement

Par Anonyme

Paramédic

Ce qui m’a amené à La Maison Vigile c’est une accumulation de problèmes de toutes sortes : tels que l’alcool, le jeu, les problèmes familiaux, l’insomnie +++ (avant d’être admis, je dormais à peine 1 à 3 heures par nuit). La Maison La Vigile a su me réorienter vers la « bonne voie ». L’accueil « WOW », ils ont un personnel courtois qui est à notre écoute. Dès mon premier appel pour faire ma demande d’entrée, ils sont déjà à l’écoute de nos besoins. Malgré le stress de la première journée, de l’inconnu qui m’y attendait, l’adaptation s’est bien fait grâce au personnel.

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Lâcher prise …

Par Anonyme

Policier

Au cours de ma vie, j’en ai passé du temps à m’accrocher aux événements du passé : mon enfance, mon adolescence, les comportements de mes parents, mes anciennes relations, la police.

Quand ce n’est pas le passé, c’est le futur : l’histoire inventée par mon cerveau qui n’existe pas et qui est complètement hors de mon contrôle.

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L’humain derrière l’uniforme

Par Anonyme

Policière Sureté du Québec

La vie avance et je n’ai pas le temps d’arrêter. Je carbure à l’adrénaline et tourne à 200 kilomètres à l’heure. D’ailleurs, ce sera à cette vitesse que je frapperai LE MUR et ce fut presque fatal. La vie s’est chargée de me casser, non pas un, mais les deux genoux. Casser mon cœur et ma raison. Mon fameux tiroir a débordé, même renversé.

Sans aucune parole, j’ai quitté mon domicile. C’est avec mon désarroi, ma torpeur, ma tristesse, que je me rendis à ce que j’appellerai ma résidence secondaire : La Vigile. Une maison d’accueil pour intervenants en situation d’urgence.

La vigile aura été mon sauveur.

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Reprendre son souffle

Par Anonyme

Policier

La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.

J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.

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De l’espoir

Par Anonyme

Métier anonyme

Il y a 3 ans maintenant je sombrais dans une souffrante dépressive, moi, qui ai toujours été convaincu que la dépression n’existait pas; « Ce sont des gens faibles, incapables de passer au travers des épreuves… », « C’est ça, prenez-en des vacances pendant que je travaille moi… »  Un jour, mon monde s’est écroulé : « ça existe et ça fait mal, très mal, et ça m’arrive à moi… » Je vacille entre le déni, la honte, la douleur et le besoin d’aide.

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