L’espoir du désespoir

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

14 janvier 2016

L’espoir du désespoir

Il y a pratiquement un an, j’ai été suspendu de mon travail en uniforme … À cette époque, je cherchais un coupable à tous mes déboires.  Grâce à la vie, je l’ai finalement rencontré durant mon séjour marquant à la maison La VIGILE alors que je croyais le connaître depuis maintenant 33 ans.

Je pratiquais un métier très difficile, qui nourrissait mon besoin d’adrénaline et d’accomplissement. J’adorais les risques que ce métier engendrait et je croyais détenir la solution à tous les problèmes de mes « clients ». En quête de qui j’étais, je me suis mis à essayer de plaire en m’entraînant de manière excessive pour améliorer l’image que je projetais. Belle voiture, beau bonhomme, bel habit… Je voulais être quelqu’un en montrant mes avoirs et je me valorisais à travers le matériel. Je me suis rendu compte que je n’étais qu’un gros front, un contenant sans contenu dans tout ce côté excessif :  vin, sexe et cocaïne représentaient ce que j’aimais plus que tout; Vivre sans lendemain, à ma façon sans en envisager les conséquences. Cette roue a duré environ 5 ans pour en arriver à voir noir et songer à quitter cette vie qui me faisait tant souffrir…

Je me suis donc rendu à la Vigile suite aux recommandations sérieuses d’un ami et grâce à eux, j’ai réussi à trouver qui j’étais. Me permettre d’être moi-même après toutes ces années dans le mensonge et le déni et de laisser tous les différents masques que je portais à l’entrée. Je me suis permis pour la première fois de ma vie d’être IMPARFAIT dans cette société où même les pubs télévisés tendent à nous montrer ce qui est PARFAIT.  

J’ai réalisé que même avec un bon emploi, une belle voiture, une belle maison et un avenir prometteur devant moi, je n’étais vraiment pas du tout heureux. Ce bonheur que je croyais être une destination se trouvait plutôt dans la façon de voyager. En laissant tomber mes différents masques, ce fût un soulagement incroyable. Enfin j’étais MOI.

Merci à La vigile de m’avoir permis de trouver un sens à ma vie et grâce à eux, mes parents ont pu discuter avec leur fils à Noël. Je vous souhaite de tout cœur de vous découvrir comme moi avec l’aide de La Vigile.

ANONYME.

Par Anonyme

Métier Anonyme

La Vigile: une aide précieuse

Par Anonyme

Métier Anonyme

J’ai senti que quelque chose chez-moi n’allait pas. Depuis des mois, impossible de fermer l’œil. Insomnie. La tristesse s’installait, insidieusement. Une tristesse sans larmes. Comme un nuage noir qui planait au dessus de ma tête. Le sens du devoir et la loyauté envers nos collègues nous poussent à continuer. « Ça va passer ». Ensuite, ce fut la rupture. Mon corps et mon esprit m’ont lâché. Jamais je n’aurais pensé qu’il y aurait une partie de moi qui voudrait mourir. J’avais perdu tous mes repères. Perdu espoir.

La Vigile pour moi fut un oasis de paix. Un phare dans la tourmente. On m’y a invité à “faire les choses autrement“. J’y ai vécus de phénoménales prises de conscience. Dans un monde où il est facile de se perdre, La Vigile est là, disponible, accueillante. Si tu te reconnais dans le premier paragraphe de mon témoignage, n’hésite surtout pas. Écoute la partie de toi qui veut vivre et appelle…

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La vie me donne une deuxième chance

Par Anonyme

Agente des services correctionnels

En 1998, l’abus d’alcool et de stupéfiants m’a conduit à ma première thérapie. Âgée d’à peine vingt ans, j’ai mordu dans la vie à pleines dents. J’ai terminé mes études et j’ai fondé une famille avec un homme généreux et responsable.

En 2004, j’ai sombré dans une dépression post-partum sévère où j’ai dû être hospitalisée. Je n’ai jamais accepté le diagnostic de trouble bipolaire ni les médicaments qu’on m’infligeait, bien qu’ils m’aient certainement aidé à remonter la pente.

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La reconstruction de ma vie

Par Anonyme

Vétéran

Après ma sortie de la thérapie, je peux en tirer comme conclusion que j’ai grandi et que je sors gagnant de mon séjour d’un mois. Je suis entré les mains vides, dans tous les sens du mot, pour en ressortir avec un sac plein d’outils pour mieux faire face à ma vie de tous les jours et surtout essayer de mieux digérer mes émotions qui ont été transformées par les misères et les atrocités de la guerre.

Merci à toute l’organisation de la maison La Vigile pour tout le soutien et le réconfort dont j’ai bénéficié.

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Reprendre son souffle

Par Anonyme

Policier

La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.

J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.

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Retrouver l’équilibre

Par Anonyme

Policière

En 2010, j’intègre les rangs de la Sûreté du Québec comme policière. Le poste qui s’offre à moi se situe à près de 5h de route de chez moi, dans une toute autre réalité que la vie que je connais. Loin de la ville et loin de mon entourage. Du haut de mes 21 ans, de ma naïveté et de ma fougue de jeunesse, j’accepte ce poste sans me poser de questions.

Rapidement, je fais face à plusieurs événements majeurs de façon presque hebdomadaire. Mais pour moi, c’est « normal », c’est ça la police. Et j’aime ça.

Je mets chacun de ces événements dans un tiroir que je referme. J’arrive à en faire abstraction. Je construis mon bonheur et je me fais un bon réseau dans ma nouvelle ville d’adoption.

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