Un temps d’arrêt

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

Mon entrée à la Vigile n’était pas de gaieté de cœur, déception de moi-même de pas être capable de régler mon addiction par moi-même, sentiment d’être un faible et de honte, un grand exercice d’humilité, mais j’ai donné une chance à l’expérience de la Vigile et je suis fier de l’avoir complété jusqu’au bout, non pas sans difficultés. 

À travers de nombreux désirs de quitter la maison, de nombreux  » cravings » persistants et de frustrations envers la thérapie fermée et ses règlements, la rencontre des divers résidents inconnus qui ouvraient leur vie, comme jamais, même mes amis l’ont fait, a été l’expérience qui m’a le plus enrichie et m’a fait grandir comme être humain. Le fait de venir de milieux de travail similaires facilite beaucoup la confiance qu’on donne aux autres et d’exposer nos côtés sombres.  

 À la Vigile, le temps s’arrête, notre vie est mise sur pause et toutes les relations et émotions sont amplifies X100. J’ai cru que le séjour serait le plus difficile, mais je peux aujourd’hui dire que c’est juste le début du travail, le retour à la VRAI VIE après le séjour a été le plus gros défi pour moi. Aujourd’hui mes démons me hantent toujours, mais les connaissances et l’expérience sociale de LA VIGILE me permettent de me gérer plus adéquatement. 

 J’aurais voulu vivre la Vigile plus tôt dans ma vie, avant que mes écarts de vie deviennent un problème. Je crois que la Vigile peut être bénéfique pour tout le monde, problèmes ou pas, c’est un peu apprendre à vivre à travers les pièges de la vie.

 La Vigile a fait de moi un meilleur CX, un meilleur homme.

Par Anonyme

Paramedic

Reprendre son souffle

Par Anonyme

Policier

La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.

J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.

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Le lâcher prise et la résilience

Par Anonyme

Agent correctionnel

Je suis Kevin j’ai 37 ans, j’ai passé à La Vigile en aout 2020 pour rupture amoureuse douloureuse et un TSPT en lien avec le travail. Ses situations se sont passées tous dans la même semaine, assez traumatisantes en plus d’avoir de travers dans la gorge la covid.

J’ai été 14 ans agent correctionnel au MSP, j’ai aimé beaucoup mon métier. Pour diverses raisons j’ai pu travailler dans trois centres correctionnels : Abitibi et milieu autochtone, Trois-Rivières et Sherbrooke, trois réalités différentes malgré le côté toxique du travail … j’aimais ça.

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La vie me donne une deuxième chance

Par Anonyme

Agente des services correctionnels

En 1998, l’abus d’alcool et de stupéfiants m’a conduit à ma première thérapie. Âgée d’à peine vingt ans, j’ai mordu dans la vie à pleines dents. J’ai terminé mes études et j’ai fondé une famille avec un homme généreux et responsable.

En 2004, j’ai sombré dans une dépression post-partum sévère où j’ai dû être hospitalisée. Je n’ai jamais accepté le diagnostic de trouble bipolaire ni les médicaments qu’on m’infligeait, bien qu’ils m’aient certainement aidé à remonter la pente.

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De l’espoir

Par Anonyme

Métier anonyme

Il y a 3 ans maintenant je sombrais dans une souffrante dépressive, moi, qui ai toujours été convaincu que la dépression n’existait pas; « Ce sont des gens faibles, incapables de passer au travers des épreuves… », « C’est ça, prenez-en des vacances pendant que je travaille moi… »  Un jour, mon monde s’est écroulé : « ça existe et ça fait mal, très mal, et ça m’arrive à moi… » Je vacille entre le déni, la honte, la douleur et le besoin d’aide.

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La réunion des Anciens c’est précieux

Par Anonyme

Métier anonyme

J’ai été confronté durant ma carrière d’agent correctionnel et de policier à toutes sortes de situations allant de situations traumatisantes à sauver des vies.

Tous ces événements se sont imprégnés dans mon cerveau mais aussi dans mon corps et dans mes relations personnelles avec les autres. Tout au long de ma carrière, je n’avais pas le temps de m’y arrêter. Il fallait que je continue, que je travaille, je devais faire vivre ma famille.

Tous ces événements sont remontés à la surface au moment de la retraite. J’étais rendu à être agressif verbalement même avec les personnes que j’aimais le plus. Quand je rencontrais une personne, il fallait qu’elle me prouve qu’elle était une bonne personne avant que je l’accepte dans mon environnement.

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