Le lâcher prise et la résilience

Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile

Je suis Kevin j’ai 37 ans, j’ai passé à La Vigile en aout 2020 pour rupture amoureuse douloureuse et un TSPT en lien avec le travail. Ses situations se sont passées tous dans la même semaine, assez traumatisantes en plus d’avoir de travers dans la gorge la covid.

J’ai été 14 ans agent correctionnel au MSP, j’ai aimé beaucoup mon métier. Pour diverses raisons j’ai pu travailler dans trois centres correctionnels : Abitibi et milieu autochtone, Trois-Rivières et Sherbrooke, trois réalités différentes malgré le côté toxique du travail … j’aimais ça.  

Avant mes problèmes, j’étais en mesure de gérer n’importe quelles interventions et situations « de marde » et de lâcher prise après.  Sportif de nature, plein air, sociable, travaillant, au grand cœur et avec le désir d’apprendre avec un parcours universitaire en même temps que le travail. Bref, je pouvais en prendre.

Pour donner suite à mes problèmes vécus, je me suis retrouvé « sur le cul, » pris sur un radeau dans une tempête qui ne finissait pas. Un problème par-dessus l’autre. Ça m’a amené à ne plus me reconnaitre, d’être dans un déni, qui a engendré d’autres problèmes de plus en plus sévères à la limite du point du non-retour …  Alcool … pour faire de l’évitement.

Je me disais que j’en avais vu d’autre et que ce n’était pas ma première intervention ni une rupture que je vais me le relever. C’est mon ami Christian, qui s’est inquiété pour moi et m’a aidé d’avoir des idées plus claires, car je devais me sortir de là.

Quand, je suis arrivé à la vigile, c’était un terrain inconnu pour moi, mais j’avais besoin d’aide. C’est une bulle, on est coupé de la vie extérieure qui roule à 100 mph. Ça l’a été confrontant et déstabilisant au début et je vous rassure après une semaine on s’habitue.  On mange bien aussi. Les ateliers sont intéressants. Les intervenantes et intervenants ne sont pas là pour te juger. La vigile m’a permis de reprendre une hygiène de vie saine. Saine, parce que quand tu es dans une dépression, burn-out, TSPT, rupture ou dans un déni, nous oublions la base comme bien manger, bien dormir, faire une activité sportive sans EXAGÉRER. Prendre le temps de voir les gens qu’on aime et de les écouter.

Ça m’a permis d’apprendre à mieux me connaitre émotivement et à mieux prendre soin de moi, à mettre mes limites sur certaines choses de la vie. Et Le lâcher prise. Nous avons le contrôle sur nous, mais pas sur les autres. Maintenant j’ai un bon coffre d’outils bien plein que je peux utiliser et partager dans mon quotidien.

Oui, c’est difficile d’admettre qu’on a un problème, mais après on est plus léger et plus authentique avec soi-même et les autres personnes qui nous entourent. La

Vigile m’a aidé à être résilient.  N’ayez pas honte… Ça l’a été le meilleur investissement de ma vie. Dites-vous ceci : On ne reconnait pas un gagnant au nombre de fois qui tombe, mais au nombre de fois qu’il se relève…

Kevin

Par Anonyme

Agent correctionnel

Le coffre à outils

Par Anonyme

Policière

Enfin un endroit où l’on peut se sentir bien parmi des gens qui vivent les mêmes souffrances que soi. Ces pairs avec qui l’on peut parler sans peur du jugement.

La Vigile est un endroit de repos, de transition, de répit pas mal mieux qu’un hôpital, un endroit en retrait de nos vies stressantes, un endroit où l’on peut se ressourcer nous les gens que nous sommes en uniformes sans la peur du jugement, un endroit pour penser à nous, avec des thérapeutes compétents, des soins personnalisés à chacun.

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Lâcher prise …

Par Anonyme

Policier

Au cours de ma vie, j’en ai passé du temps à m’accrocher aux événements du passé : mon enfance, mon adolescence, les comportements de mes parents, mes anciennes relations, la police.

Quand ce n’est pas le passé, c’est le futur : l’histoire inventée par mon cerveau qui n’existe pas et qui est complètement hors de mon contrôle.

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La Vigile: une aide précieuse

Par Anonyme

Métier Anonyme

J’ai senti que quelque chose chez-moi n’allait pas. Depuis des mois, impossible de fermer l’œil. Insomnie. La tristesse s’installait, insidieusement. Une tristesse sans larmes. Comme un nuage noir qui planait au dessus de ma tête. Le sens du devoir et la loyauté envers nos collègues nous poussent à continuer. « Ça va passer ». Ensuite, ce fut la rupture. Mon corps et mon esprit m’ont lâché. Jamais je n’aurais pensé qu’il y aurait une partie de moi qui voudrait mourir. J’avais perdu tous mes repères. Perdu espoir.

La Vigile pour moi fut un oasis de paix. Un phare dans la tourmente. On m’y a invité à “faire les choses autrement“. J’y ai vécus de phénoménales prises de conscience. Dans un monde où il est facile de se perdre, La Vigile est là, disponible, accueillante. Si tu te reconnais dans le premier paragraphe de mon témoignage, n’hésite surtout pas. Écoute la partie de toi qui veut vivre et appelle…

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Travailler au bord du gouffre

Par Anonyme

Vidéo

La violente réalité des agents correctionnels canadiens

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Retraité Policier SQ

Par Anonyme

Sureté du Québec

Jamais ou rarement, nous étions accompagnés sur le plan émotionnel lors d’épreuve. La honte, le jugement, la peur d’être victime de harcèlement des pairs pesaient si lourd.

Un jour, je me suis pris en main et j’ai demandé de l’aide à La Maison La Vigile. On m’a accueilli les bras ouverts, sans jugement et surtout dans l’acceptation et dans l’écoute. J’ai vécu un séjour de 30 jours qui m’a permis de retrouver l’être de bonté que j’étais.

La vigile a été pour moi un bateau de sauvetage qui a fait une différence capitale dans mon état d’être. J’ai retrouvé mon sourire et mon espoir en la vie.

Merci à la maison la vigile

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