Reprendre son souffle
Un vrai témoignage par un ancien(e)s de la vigile
La Vigile pour moi c’est une bouée de sauvetage. Une bouée qui a toujours été là; on m’a souvent parlé de la Vigile. Une bouée que je ne croyais pas avoir à utiliser un jour. Mais en mai 2021, je suis tombé à l’eau. On ne sait jamais quand on va tomber à l’eau, mais quand ça nous arrive, on perd nos repères.
J’ai alors été bien content de voir la bouée de La Vigile alors que j’étais en train de me noyer. La Vigile a été là pour m’empêcher de couler. Mais pour me sortir de l’eau, j’ai réalisé que ça ne serait pas facile. Je ne voyais aucun bateau ou aucune terre à l’horizon.
Toutefois, j’ai réalisé que la bouée de la Vigile venait aussi avec des sauveteurs, soit tout le personnel de La Vigile. Ces anges-gardiens qui se sont vite mobilisés autour de moi pour me soutenir, m’apprendre à nager, me donner des leçons de vie, m’apprendre à lâcher prise, me donner de la force et me guider vers le rivage.
Après un mois passé auprès d’eux, j’ai pu sortir de l’eau seul et reprendre mon souffle. Je sens que je m’éloigne de plus en plus de l’eau, mais mes vêtements sont toujours humides. Avec le support du service externe de la Vigile, je maintiens mes acquis et j’investis sur moi afin d’éviter de retomber à l’eau.
La Vigile m’a littéralement sauvé la vie et je leur en serai éternellement reconnaissant.
Policier SQ
Par Anonyme
Policier
Retrouver l’équilibre
Par Anonyme
Policière
En 2010, j’intègre les rangs de la Sûreté du Québec comme policière. Le poste qui s’offre à moi se situe à près de 5h de route de chez moi, dans une toute autre réalité que la vie que je connais. Loin de la ville et loin de mon entourage. Du haut de mes 21 ans, de ma naïveté et de ma fougue de jeunesse, j’accepte ce poste sans me poser de questions.
Rapidement, je fais face à plusieurs événements majeurs de façon presque hebdomadaire. Mais pour moi, c’est « normal », c’est ça la police. Et j’aime ça.
Je mets chacun de ces événements dans un tiroir que je referme. J’arrive à en faire abstraction. Je construis mon bonheur et je me fais un bon réseau dans ma nouvelle ville d’adoption.
La Vigile: une aide précieuse
Par Anonyme
Métier Anonyme
J’ai senti que quelque chose chez-moi n’allait pas. Depuis des mois, impossible de fermer l’œil. Insomnie. La tristesse s’installait, insidieusement. Une tristesse sans larmes. Comme un nuage noir qui planait au dessus de ma tête. Le sens du devoir et la loyauté envers nos collègues nous poussent à continuer. « Ça va passer ». Ensuite, ce fut la rupture. Mon corps et mon esprit m’ont lâché. Jamais je n’aurais pensé qu’il y aurait une partie de moi qui voudrait mourir. J’avais perdu tous mes repères. Perdu espoir.
La Vigile pour moi fut un oasis de paix. Un phare dans la tourmente. On m’y a invité à “faire les choses autrement“. J’y ai vécus de phénoménales prises de conscience. Dans un monde où il est facile de se perdre, La Vigile est là, disponible, accueillante. Si tu te reconnais dans le premier paragraphe de mon témoignage, n’hésite surtout pas. Écoute la partie de toi qui veut vivre et appelle…
Le moment présent
Par Anonyme
Agente de services correctionnels
Ce fut pour moi une renaissance, un ressourcement. N’ayant pas la crainte d’être confronté à des ex-détenus, je m’ouvre aux intervenants. Ils m’écoutent, me comprennent, ils sont disponibles, je perçois leur confiance, et surtout ils respectent mes besoins malgré que je sois dans un milieu fermé.
Les résidents comprennent mes valeurs, mes stress quotidiens causés par mon milieu de travail. J’ai énormément de gratitude envers les soins que La Vigile m’a apportés.
Un temps d’arrêt
Par Anonyme
Paramedic
La Maison Vigile a su me réorienter vers la “bonne voie”. L’accueil est « WOW », ils ont un personnel courtois qui est à notre écoute. Dès mon premier appel pour faire ma demande d’entrée, ils étaient déjà à l’écoute de mes besoins.
Le climat familial entre les usagers aide énormément, car ce n’est pas nécessairement facile d’être rendu à la Maison Vigile.
Je recommande fortement La Maison La Vigile, pas seulement aux gens ayant une dépendance, mais aussi aux gens travaillant dans le domaine de l’urgence.
